Il faisait froid cette nuit-là, las de ce temps maussade je marchais,
las de ce temps maussade, je voguais sans but dans le parc solitaire,
Maudissant la monotonie de la vie qui m’avait été attribuée.
Et seul, je ne pouvais que laisser divaguer mes idées vers ce cimetière
“Faut faire avec ce qu’on a”, disait ma mère, cette vaillante et fervente guerrière,
Alors comment vivre si l’on a rien, chère mère ? Vous ne sauriez me donner une réponse claire.
Une affreuse maladie vous a prise à moi, et désormais à votre tour vous marchez. Toute seule, ou peut-être avec vous trouvé des amis pour vous tenir compagnie.
Une compagnie si chère et si bénite qu’il est impossible de ne point s’y attacher, Nudité involontaire que sont mes sentiments face à cette vérité menant souvent à l’agonie, Amitié, un beau mot, mais pourtant à double tranchant : doux, et meurtrier.
Meurtrier par la douleur que ce mot provoque en mon coeur chaque fois que quiconque l’évoque.
Immortel criminel, tandis que nous sommes ici-bas condamnés à mourir, et c’est sans équivoque.

Poème écrit par Angèle Guérin

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