Une nuit de pleine lune, et tout semble apaisé,
Une nuit de pleine lune, et tout semble harmonieux,
Une nuit noire, et les ténèbres semblent réveillées,
Une nuit noire, et les ténèbres sont orgueilleuses.
Mais une si sombre nuit reflète aussi un bonheur indescriptible,
Cette nuit si sombre où cette personne semble retrouver sa propre personne,
Un décor dans lequel elle est à peine perceptible,
Et elle est seule, et elle est en harmonie, et elle frissonne.
Et à cet instant, elle sait qu’elle existe,
Car le froid qui la transperce et qui dans sa danse persiste
Lui rappelle un bref instant qui elle est,
Une simple pensée dans le corps de quelqu’un venant de se prendre un courant d’air.
Et qui, dès lors, fait disparaître cette personne qui se promenait une nuit noire dans son esprit, Alors qu’à cet instant, marchant lui aussi, la nuit est pleine et tout semble harmonieux, alors que lui voudrait plonger son monde dans l’obscurité pour l’éternité.
Et qui dès lors, retrouve le bordel sans nom qu’est son cerveau qui pense sans arrêt, Faisant par exemple d’un poème passable de simples lignes sans même de belles rimes.

Poème écrit par Angèle Guérin

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